Patrimoine immobilier

 
 
 
 
 
 
 
 

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) détient une mission de protection et de mise en valeur d’un parc immobilier patrimonial.

En effet, peu de gens savent que la Société générale des industries culturelles, la SOGIC (devenue la SODEC en 1995), a succédé par décret au ministère des Affaires culturelles comme propriétaire du parc immobilier, le 15 mars 1989.

En 1996, la SODEC a institué la Commission de Place-Royale afin d’assurer la participation citoyenne dans la conservation et la mise en valeur du Patrimoine. La Commission réunit neuf représentants des groupes présents à Place-Royale et est présidée par Anne Vallières.

La maison Domptail

(15, 17, rue Notre-Dame, Québec) La maison Domptail est située dans l’arrondissement historique au 15, 17, rue Notre-Dame. Elle est présentement en restauration.

La chronologie de cette maison nous ramène en 1655 alors qu’une concession fut accordée à Toussaint Toupin. Probablement brûlée lors de l’incendie de la basse-ville en 1682, cette maison fut reconstruite par la suite. C’est le propriétaire suivant qui a laissé son nom à la maison. En effet, l’emplacement appartenait à Hubert-Joseph La Croix, chirurgien, et Anne-Madeleine Dontaille. On retrouve également pour cette dernière le nom de Madeleine Domptail. La maison aurait été gravement endommagée lors du siège de Québec en 1759, comme le laisse croire une gravure de Richard Short, officier de l’armée britannique. Au fond de la cour de cette propriété se trouvait l’ancien sentier qui menait à la côte de la Montagne.

 

Voir sur google maps

La maison Chavigny-Gosselin

(21, 23, rue Sous-le-Fort; 32, rue Marché-Champlain, Québec)

La maison actuelle fut bâtie sur les fondations de pierre mises à jour lors des fouilles archéologiques effectuées en 1973. Gabriel Gosselin construisit une première maison de pierre en 1676. En 1683, l’architecte Claude Baillif dessina une seconde maison, qui fut construite par le maçon Jean Le Rouge. Les Ursulines furent propriétaires de cette maison entre 1849 et 1901.

photo : Claudel Huot

Voir sur Google Map

La maison Joseph-Canac-Dit-Marquis

(66, 64, Côte de la Montagne, Québec)

À partir de 1620, une redoute se dressait à cet endroit pour protéger l’Habitation de Champlain. Une première maison apparaît en 1679. À ce moment, c’est un sentier qui relie la maison à la rue Sous-le-Fort. Par la suite, la maison est reconstruite, mais gravement endommagée lors du siège de Québec de 1759. Le nom actuel de la maison provient de son propriétaire en 1768, Joseph Canac dit Marquis, qui reconstruisit la maison. C’est vers 1867 qu’un agrandissement est fait sur le pic rocheux, à l’est, pour donner à la maison sa forme actuelle.

 

Voir sur Google Map

La Batterie Royale

(Rue Saint-Pierre, Québec)

En 1974, des fouilles archéologiques ont permis de mettre à jour les contreforts de l’ouvrage militaire érigé en 1691, selon le devis de l’architecte Claude Baillif. On est alors à l’époque du gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac. C’était la quatrième génération d’une batterie construite pour défendre Québec dans le secteur. Après le traité de Paris (1763), la batterie perdit sa fonction militaire pour devenir un quai servant au commerce.

Voir sur Google Map

La maison Barbel

(5, 7, Place-Royale; 29, rue Saint-Pierre, Québec)

Cette maison fut restaurée à l’emplacement de la maison construite en 1754-1755 par Marie-Anne Barbel, veuve de Louis Fornel. Marie-Anne Barbel était reconnue dans la région de Québec comme une femme d’affaires avertie.

 

Voir sur Google Map

La maison Bruneau-Rageot-Drapeau

(33, 37, rue Saint-Pierre; 3A, 3B, 3C, Place-Royale, Québec)

Les trois corps de bâtiment furent lourdement endommagés lors des bombardements de 1759 et peu de vestiges furent découverts. Gilles Rageot était notaire et greffier de la juridiction seigneuriale de la Ville de Québec dans la seconde moitié du 17e siècle.

 

Voir sur Google Map

La maison Dumont-Le Picart

(1, 3, Place-Royale; 38, rue Notre-Dame, Québec)

La maison Dumont fut restaurée selon la description tirée de l’inventaire des biens produit au décès de Eustache Lambert Dumont. On y apprend que ce dernier la fit construire en 1689, un an après l’église, en faisant appel à l’architecte Claude Baillif. Auparavant, la maison appartint à l’intendant Talon.

Quant à la maison Le Picart, elle fut restaurée en se référant à une construction de 1763 par Jean Mayer. Auparavant deux corps de bâtiment occupaient cet emplacement. L’un des deux propriétaires était Jean Le Picart. Mort en 1700, il était devenu l’un des principaux marchands de Québec.

Voir sur Google Map

 

La maison Parent

(11, rue Saint-Pierre; 20, 22, rue Sous-le-Fort; 17, rue des Pains Bénits, Québec)

Restaurée en tenant compte des vestiges trouvés lors des travaux préliminaires à cette restauration. Occupée par Louis Parent, négociant et armateur en 1761.

Voir sur Google Map

La chapelle Cuthbert

(Route 138, Berthierville)

Construit en 1785, il s’agit du plus ancien temple protestant au Québec.

 

Voir sur Google Map

L'Ancienne église de Saint-Pierre

(1248, chemin Royal, Saint-Pierre, Île d’Orléans)

L’Ancienne église de Saint-Pierre demeure le seul exemple d’architecture typique des 17e et 18e siècle.

Voir sur Google Map

La maison Duroy-Leduc

(39, 41, rue Sous-le-Fort; 7, rue Notre-Dame)

La restauration de cette maison reproduit le volume original de 1725. À l’origine, elle appartenait à Pierre Duroy, boucher, et à sa femme, Marguerite Levasseur. Quant à la maison Leduc, la forme trapézoïde de son toit est peu commune. Elle fut également construite en 1725 et son propriétaire, Guillaume Leduc, était également boucher.

 

Voir sur Google Map

La maison Louis-Fornel

(25, rue Saint-Pierre; 9, 11, Place-Royale, Québec)

Second propriétaire du lot, Jean-Louis Fornel fit agrandir la maison en 1724 et construisit deux voûtes sous Place-Royale une dizaine d’années après. Jean-Louis Fornel avait une activité commerciale soutenue, notamment avec la pêche au Labrador.

Avec la restauration de cette maison en 1964, le gouvernement du Québec amorçait le vaste chantier de restauration de Place-Royale.

Voir sur Google Map

La maison Jean-Baptiste-Mâsse / Maison nationale des Patriotes

(610, chemin des Patriotes, Saint-Denis-sur-Richelieu)

Construite vers 1810 par Jean-Baptiste Mâsse, la maison fut utilisée à la fois comme résidence, auberge et magasin général. Aujourd’hui, elle abrite un centre d’interprétation.

 

Voir sur Google Map

La Pointe-du-Moulin

La maison du meunier de la Pointe-du-Moulin et le Moulin à vent de la Pointe-du-Moulin
(2500, boul. Don Quichotte, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot)

Site en bordure du Lac Saint-Louis, on y retrouve un authentique moulin à vent et la maison du meunier. Le site est également doté d’un ensemble modulaire d’interprétation.

Documents audiovisuels, expositions, maquettes, marionnettes géantes, fêtes champêtres, font partie, entre autres choses, des éléments qui interprètent le régime seigneurial, l’occupation du territoire, les techniques agricoles des premiers colons, le mécanisme du vieux moulin, la vie quotidienne en Nouvelle-France.

 

Voir sur Google Map

Le phare de Pointe-des-Monts

(1830, chemin du Vieux Phare, Baie-Trinité)

Construit en 1829, il est le premier jalon d’un réseau complexe d’aide à la navigation qui s’étend des Grands-Lacs jusqu’à Terre-Neuve.

C’est le plus vieux phare de la rive nord du Saint-Laurent et le 2eplus ancien au Québec après celui de l’île Verte.

 

Voir sur Google Map

La maison Soumande

(29, rue Notre-Dame; 86, 88, Côte de la Montagne, Québec)

Site occupé par le marchand et capitaine de navire Pierre Soumande Sieur De Lorne en 1650.

photo: Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

La maison Robert-Paré

(19, 21, rue Notre-Dame; 72, Côte de la Montagne, Québec)

La famille Paré est une famille souche de Place-Royale. Leur ancêtre, Robert Paré, construisit à cet emplacement sa première habitation vers 1653. La façade du bâtiment sur Côte de la Montagne est de style château. Elle est l’oeuvre de l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy.

photo : Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

La maison Jean-Renaud, des Jésuites

(2 à 20, rue Saint-Pierre; 25, 27, rue de la Place, Québec)

Originairement propriété des pères Jésuites (1683), l’emplacement est vendu à Charles Guillemin en 1713. La restauration, effectuée durant les années 1970, a reproduit l’aspect du bâtiment de la fin du régime français.

 

Voir sur Google Map

Les maisons Smith et Hazeur

(74 à 80, Côte de la Montagne; 23 à 27, Notre-Dame, Québec)

La maison Smith a été restaurée et reconstruite en 1998-1999 par suite d’un concours national d’idées en architecture. Le concours fut remporté par les architectes Gauthier, Guité, Daoust, Lestage et les historiens de l’art Noppen, Morrisset en 1997.

La seconde maison construite sur le site par François Hazeur en 1684 et 1685 était la plus belle maison de Québec selon l’intendant Champigny. Le lot sur lequel est construite la maison Smith a déjà été la propriété de François Hazeur en 1686. Un siècle plus tard, Charles Smith en devint propriétaire. La fonction commerciale du rez-de-chaussée existe depuis 1866. La devanture fut dessinée par l’architecte Joseph Ferdinand Peachy.

photo : Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

La maison Paradis

(42, rue Notre-Dame, Québec)

La chronologie d’occupation de cet emplacement nous apprend que les Jésuites font construire entre 1637 et 1640 une cave ou un cellier faisant office de magasin. En 1655, une concession des terrains est faite aux Jésuites. En 1667-1668, le Papier terrier de la Compagnie des Indes occidentales fait état d’un magasin, d’une maison et d’un fournil construits à cet endroit. La maison est détruite par le grand incendie de 1682. En 1761, au lendemain du siège de Québec, Joseph Paradis, marchand français acquiert l’emplacement. La maison a subit plusieurs transformations jusqu’à sa restauration par la Société générales des industries culturelles (SOGIC) en 1991.

photo : Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

La maison Milot

(40, rue Notre-Dame, Québec)

Jusqu’en 1687, l’histoire de cette propriété se confond avec celle de sa voisine, la maison Dumont. L’intendant Jean Talon fut propriétaire du terrain de 1667 à 1687. En 1691, Jean Milot, marchand, érige une maison sur cet emplacement. Cette maison possède une cave voûtée en pierre. Sa restauration offre un exemple typique d’une maison urbaine de Québec à la fin du XVIIesiècle.

photo: Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

La maison L'Archevêque

(58, rue Sous-le-Fort, Québec)

À l’angle de la rue Sous-le-Fort, de l’escalier du Casse-Cou et de la côte de la Montagne, plusieurs constructions se sont succédées depuis le XVIIe siècle sur les deux lots de cet emplacement. Au XIXe siècle, l’emplacement comporte une maison en pierre de trois étages et demi avec un toit en bardeaux. La construction de l’école Notre-Dame-des-Victoires, au XXe siècle, entraîne sa démolition. Le mur de pierre à l’angle de l’escalier du Casse-Cou et l’emplacement de l’école sont classés monuments historiques en 1962.

 

Voir sur Google Map

La maison La Gorgendière

(13, 15, Place-Royale; 19, 21, rue Saint-Pierre, Québec)

La maison La Gorgendière est située juste à l’est du site de la seconde habitation de Champlain. Cette maison chevauche une partie de la cour de l’habitation, connue aussi sous le nom de magasin du Roi, de même qu’une partie de son système défensif. Une première construction aurait été érigée en 1687. En 1721, lors de la vente à Joseph Fleury de La Gorgendière, la maison de colombage est entièrement pourrie et tombe en ruine. Le nouveau propriétaire la fait démolir et, en 1722 fait construire une maison en maçonnerie qui occupe tout le terrain. La maison La Gorgendière devient la propriété du gouvernement du Québec en 1966 et est restaurée en 1991.

 

Voir sur Google Map

La maison Louis et Gervais-Beaudoin

(35, 41, Place-de-Paris; 26, 28, rue Saint-Pierre, Québec)

L’actuelle maison Louis Beaudoin semble avoir été construite en 1764 et 1766 par Peter Stuart et Louis Lizot, à partir des vieux murs d’une maison bâtie en 1710 par Louis Beaudoin. Cette maison avait été précédée par deux autres construites en 1667 et en 1710. Louis Beaudoin, onzième enfant du chirurgien Gervais Beaudoin, naquit à Québec le 1er octobre 1694. Tous les rapports historiques datent la construction de la maison Gervais Beaudoin en 1734-1735. La conquête aurait endommagé considérablement cette maison, même à l’intérieur. Elle était bornée à l’arrière par la grève.

photo : Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

La maison Leber-Charest-Saint-Amant

(36 1/2, 38, 40, rue Saint-Pierre; 7, rue Thibodeau, Québec)

La maison Leber fut construite par le marchand Jacques Leber en 1685-1686. La maison Charest fut construite pour Joseph Charest en 1757-1758. La maison Saint-Amand fut bâtie en 1665. Elle fut incendiée en 1682 et rebâtie en 1684. Le rez-de-chaussée se composait de murailles de pierre et les étages, de pans de bois en colombage. Ces maisons furent détruites en 1759 lors du siège de Québec. Elles furent reconstruites en 1972-1973 par le ministère des Affaires culturelles en tenant compte des documents historiques et des vestiges trouvés lors des fouilles archéologiques.

photo : Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

La maison Morin-Quessy-Grenon

(4 à 8, rue Notre-Dame; 38, rue Marché-Champlain, Québec)

La première concession sur l’emplacement de la maison Morin date de 1657. Henry Morin fut le quatrième à y construire une maison en 1754 ; il fut précédé par Gabriel Gosselin en 1657, Pierre Duquet, notaire, en 1683 et Pierre Du Roy en 1705.

De l’ancienne maison construite sur l’emplacement de la maison Quessy par Armand Quessy vers 1775, il ne restait deux siècles plus tard que les fondations mises à jour par les archéologues.

La petite maison Grenon fut construite vers 1761 par un maître charpentier nommé Charles Grenon, « au bout d’une ruette qui sort de la rue Sous-le-Fort et conduit à la grève du Cul de Sac. »

De bonnes descriptions dans les documents d’archives ont permis la reconstruction de ces maisons par le ministère des Affaires culturelles.

photo : Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

La maison Maheu-Couillard

(27, 29, rue Sous-le-Fort, Québec)

Cet emplacement fut concédé en 1655 à René Maheu qui y fit construire une maison en bois qui fut détruite par l’incendie de 1682. En 1683, une maison en pierre est érigée à cet emplacement. Sur un dessin de Robert de Villeneuve, ingénieur du Roy, daté de 1685, on voit la maison, voisine de droite d’une place vacante marquée « place à bâtir ». Cette maison a été restaurée selon les documents d’archives en 1973 par le ministère des Affaires culturelles.

photo : Claudel Huot

 

Voir sur Google Map

Le Parc du Porche

(Rue Saint-Pierre, Québec)

Sur cet emplacement furent érigées les résidences de Mathieu, Jean et Pierre Gagnon venus de Tourouvre en France vers 1635.

En hommage à la mission d’éducation et de paix de l’Unesco et pour souligner le 50e anniversaire de sa création, le gouvernement du Québec a désigné ce lieu Parc de l’Unesco en 1995.

Voir sur Google Map